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A la recherche du génie de chaque Un – Les vérités du sujet (intuition, interprétation)
À LA RECHERCHE DU GÉNIE DE CHAQUE UN
LES VÉRITÉS DU SUJET (INTUITION, INTERPRÉTATION)
Vendredi 16 octobre 2026 – 9h-12h30 / 14h-17h – par ZOOM
Dans une société comme la nôtre qui semble n’avoir pour boussole, y compris dans ce que l’on nommait les humanités, que la preuve par le chiffre ou par l’image, la notion d’intuition s’apparente-t-elle à l’imposture ?
Henri Poincaré, assurait que : « C’est avec la logique que nous prouvons et avec l’intuition que nous trouvons ». On voit que, pour un esprit scientifique aussi éminent, cette notion d’intuition est centrale pour penser le réel. Mais ce réel ne doit pas se concevoir comme limité à sa définition philosophique classique comme ce « qui existe d’une manière autonome, qui n’est pas un produit de la pensée ». Chaque vivant humain a son propre rapport au réel, et la psychanalyse notamment, mais aussi l’art sous toutes ses formes nous révèlent qu’il y a un réel intime au sujet. Ce réel intime au sujet, c’est sa part de vérité subjective, vérité subjective « pas toute » accessible et que les interprétations cherchent à cerner au plus près.
Pour la psychanalyse il paraît incontournable d’interroger cette notion à partir des trois dimensions qui, pour Lacan, structurent l’inconscient freudien, à savoir le réel, le symbolique et l’imaginaire. Claude-Guy Bruère-Dawson* avançait que, pour lui, l’intuition relevait d’un imaginaire qui percevait qu’il y avait là du réel à symboliser.
Françoise Dolto définit le narcissisme comme une « mêmeté d’être, connue et reconnue, allant-devenant pour chacun dans le génie de son sexe ».[1]
J’avancerais que l’intuition révèle la part de génie qui existe en chaque parlêtre, chaque vivant humain sexué par le langage. L’intuition inscrit chaque vivant humain dans une durée idiosyncrasique que les rencontres avec l’autre, avec l’Autre, doivent être à même de réveiller. Elle témoigne de la capacité inhérente à chaque parlêtre de révéler la fécondité de ses rencontres. À condition toutefois de ne pas étouffer la parole sous le poids des chiffres et du prêt-à-penser…
Jean-Louis Doucet-Carrière
*C.-G. Bruère-Dawson (1937-2020), psychanalyste à Montpellier, professeur des Universités, élève et analysant de J. Lacan.
Intervenants :
Vendredi 16 octobre de 9h à 12h30
Roland Meyer[1] : Trouver quelque chose qu’on ne sait pas encore
Frédérique Riedlin[2] et Liliane Goldsztaub [3] : Échos au thème de la journée
André Michels[4] : Intuition, logique, inventivité. Science, art et psychanalyse
Vendredi 16 octobre de 14h à 17h
Martin Roth[5] : L’obscur objet d’analyse
Eva-Marie Golder[6] : L’intuition, boussole et temporalité
Jean-Louis Doucet-Carrière[7] : Le génie est dans lalangue
Jean-Richard Freymann[8] : Epilogue
[1] Psychologue, psychanalyste, Nice
[2] Psychanalyste, docteur en psychologie, Strasbourg
[3] Psychologue, psychanalyste, docteur en psychologie clinique, Strasbourg
[4] Psychiatre, psychanalyste, Luxembourg, Paris
[5] Psychiatre, pédopsychiatre, psychanalyste, Strasbourg
[6] Psychanalyste, psychologue, Paris
[7] Psychiatre, psychanalyste, docteur en psychologie clinique option psychopathologie-psychanalyse, Sète
[8] Psychanalyste, psychiatre, président de la FEDEPSY, Strasbourg
Bibliographie :
Freud S., Le malaise dans la culture (1929), Paris, Puf, 1995
Lacan J., Le Séminaire Livre XXII, RSI (1974-1975), inédit
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Animateurs de la formation : Liliane Goldsztaub et Nicolas Janel
Responsable de la formation : Philippe Lutun 06 07 80 13 22
v.141026
[1] Dolto F., L’image inconsciente du corps, Paris, Seuil, 1984, p.50
Page modifiée le 14 octobre 2026