Les enfants vont-ils vraiment plus mal ?
LES ENFANTS VONT-ILS VRAIMENT PLUS MAL ?
TDAH, phobies scolaires, écrans, idées noires…
Les nouvelles formes de l’infantile
Mercredi 24 novembre 2027 de 9h à 17h – en distanciel par ZOOM
Les effets d’escalade du « mal de l’enfant » ne sont-ils pas seulement le fruit d’une visibilisation accrue par le développement de l’expertise et du repérage diagnostique, ainsi que celle d’une dynamique nouvelle de reconnaissance de l’exposition des enfants à certains évènement et les velléités d’un nouveau rapport à la parole de l’enfant ? Entre l’expertise neuropsychiatrique qui avance, et les modalités du « recueil de la parole des enfants », sur quels insus ou manquements se propagerait un certain mal être ?
Toutes les bonnes volontés par exemple convergent pour dire qu’il faut des espace-temps spécialisés pour recueillir la parole des enfants et se contorsionnent pour les amener à dire…mais nous nous demandons plus rarement si ce que l’on dit d’eux leur parle. Qu’est-ce que s’adresser à ce que nous adresse un enfant…un adolescent encore très différemment ? A qui s’adresse-t-on ? A un enfant/adolescent, un malade, une maladie, un sujet de parole, un sujet de l’inconscient ?
N’est-ce pas aussi dans ce qui sans cesse nous échappe que sur-gît le sujet singulier et se maintient l’énigme infinie cause du désir de savoir mais aussi du désir clinique ? Quel rapport entre le mal de l’enfant et ce qui de lui et de cela nous échappe ?
Ici notre petit inventaire-titre, souligne repli, « hyperactivité », phobie, écrans, idées noires, maltraitance : tout des maux et des mots, des effets ou recours symptomatiques renvoyant à une problématique du « lien » pourtant souvent introuvable dans le discours actuel. Le lien à entendre au sens large : lien transgénérationnel, de transmission, lien transférentiel, lien social, lien entre contenus manifestes et latents.
Avec l’obsolescence plus ou moins programmée de la référence œdipienne, qu’en est-il de la question des liens et des complexes familiaux ? Qu’en est-il de ce réel qu’elle permettait d’aborder et de nommer ? Les enjeux du lien, du sujet de l’inconscient, des formes de l’infantile en l’adulte ? Qu’en est-il d’une ouverture à l’émergence du sujet de l’inconscient, des conflits refoulés, de l’infantile frappé d’amnésie ?
Une journée où pourra circuler dans tous ses sens cette question de… concernant l’adresse aux enfants : « que peut-on prononcer à leur sujet ?[1] »
Frédérique Riedlin
Intervenants* :
Jean-Richard FREYMANN, Eva-Marie GOLDER, Daniel HUMANN, Monique LAURET, Frédérique RIEDLIN, Julie ROLLING, Martin ROTH
Bibliographie :
Cocteau J., Les enfants terribles, Paris, Grasset, 1929
Dolto F., La cause des enfants, Paris, Laffont, 1985
Freud S., Le malaise dans la culture (1929), Paris, Puf, 1995
Freud S., Inhibition, symptôme et angoisse (1926), Paris, Puf, 1968
Freymann J-R., « La confusion des langues ; l’enfant et les trois dimensions », dans Apertura n°6, Paris, Springer Verlag – France, 1991
King P. et Steiner R., Les controverses, Anna Freud – Mélanie Klein. 1941-1945, Paris, Puf, 1996
Mannoni M., L’enfant, sa « maladie » et les autres, Paris, Seuil, 1967
[1] Fendrik S., Fiction des origines de la psychanalyse avec les enfants, Paris, Denoël, 1989 (cité dans la revue APERTURA n°6, novembre 1991)
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Animateurs de la formation : Frédérique Riedlin, Myriam Riegert et Nicolas Janel
Responsable de la formation : Philippe Lutun 06 07 80 13 22
Septembre 2026
*La liste des intervenants peut être complétée en cours d’année.
Page modifiée le 23 septembre 2026