“Je communique beaucoup mais je ne rencontre plus personne”
« JE COMMUNIQUE BEAUCOUP MAIS JE NE RENCONTRE PLUS PERSONNE »
Les choses de l’amour : soutenir aujourd’hui une clinique du désir
Le non-rapport sexuel chez Lacan
Vendredi 22 janvier 2027 de 9h à 17h – en distanciel par ZOOM
Les dernières décennies ont poussé à la consommation, à l’efficacité, au développement des réseaux personnels et professionnels au travers de différentes applications numériques dédiées et de sites de rencontres.
Ce développement des échanges dits distanciels, virtuels, numériques, par l’entregent du Net a considérablement réduit les formes d’échange engageant la présence et le corps, autant concernant les échanges premiers évidents (le regard, la voix, …) que les modes d’échange qui en découlent (réduction de la part de l’écriture manuscrite – des lettres d’amour- face à l’usage du clavier, de la dictée vocale, des mails, SMS, etc.).
Plus encore, la consommation à tout va et les échanges allant « droit au but » exacerbent les effets d’une société qui laisserait croire que le manque n’est plus possible.
Quels sont les effets sur les structures psychiques ? Cela favorise-t-il l’étayage de structures psychiques ou cela renforce-t-il des mécanismes de défense ? Quels sont les effets sur la rencontre entre deux êtres ? La non-rencontre amoureuse est-elle annoncée ? Le ratage est-il encore admis ?
Reprenons avec Lucien Israël ce qu’est la rencontre : La rencontre n’est rencontre que si les deux êtres en portent la trace, que pour les deux il y ait une évolution, qu’aucun des deux ne sorte intact de la rencontre.
La communication, dont la visée est de « mettre en commun », essaye d’effacer le ratage. Communiquer n’est pas rencontrer, consommer n’est pas désirer. La consommation du sexuel – de la génitalité -n’ouvre pas sur la question de l’amour et du désir.
Les imbroglios, aléas ou évitements amoureux (jusqu’à l’a-sexuation) pourraient éclairer une intolérance au ratage, à la frustration, au manque, au loupé, dans une ère où tout ceci pourrait être vécu comme privation ou anomalie, a contrario de Lacan pour lequel l’amour est : « je te demande de refuser ce que je t’offre parce que ça n’est pas ça ».
À l’heure de la décroissance, allons-nous renouer au manque ? Le sujet se fraie-t-il une autre voie qui maintient le lien à l’autre ?
Myriam Riegert et Liliane Goldsztaub
Intervenants* :
Jean-Richard FREYMANN, Thierry GOGUEL D’ALLONDANS, Liliane GOLDSZTAUB, Robert LEVY, Roland MEYER, Alain VANIER
Bibliographie :
Freud S., Totem et tabou (1913), Paris, Payot, 2003
Freud S., Le malaise dans la culture (1929), Paris, Puf, 1995
Israël L., Le désir à l’œil, Toulouse, Arcanes-érès, (1994), 2003
Lacan J., Le Séminaire Livre VI, Le désir et son interprétation (1958-1959), Paris, La Martinière, 2013
Lacan J., Le Séminaire Livre XX, Encore (1972-1973), Paris, Seuil, 1999
Inscription en ligne aux formations APERTURA
Animateurs de la formation : Liliane Goldsztaub et Nicolas Janel
Responsable de la formation : Philippe Lutun 06 07 80 13 22
Septembre 2026
*La liste des intervenants peut être complétée en cours d’année.
Page modifiée le 23 septembre 2026