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L’objet de la psychanalyse et l’objet en psychanalyse

12.92€

Apertura 2
Collection « Revue Apertura », 2003

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4e de couverture

Apertura 2
Collection « Revue Apertura », 2003, prix: 15.5 €
L’adresse de l’amour André Michels Il s’agit de la manière dont l’objet est transmis pour garantir la sexuation du sujet. L’adresse est mise en rapport avec la particularité de l’ancrage. Le sujet y reçoit la castration comme un don qu’il ne cesse de vouloir refuser. A ce propos, sont évoquées les difficultés d’une analysante pour s’arracher à une situation familiale psychotisante. L’exemple de Franz Kafka vient souligner la dépendance du sujet de la perte qui se produit au lieu de l’Autre. Le père réel y joue le rôle d’agent de la castration. Il est celui qui prête le flanc à la métaphore pour permettre une « traversée » de l’œdipe. Le deuil de l’objet perdu Lucien Israël Le modèle de l’objet perdu est l’amour maternel.Il s’agit dans le présent travail d’articuler cette perte de cet objet avec le renoncement à une étape archaïque des relations enfant-mère, sur laquelle vient se greffer l’acquisition du langage. Ces premières relations sont déjà structurées par la personnalité de la mère et son désir et elles sont déterminantes, à travers le langage, de la structure du sujet. Il incombe donc à chaque être humain de se dégager de cette langue maternelle stricto sensu pour développer son propre langage. Ce processus ne peut se réaliser que si l’organisateur du langage, le référent, n’a pas été prématurément corrompu par un discours remplaçant le symbole par le réel ou l’image. L’objet de la psychanalyse et l’objet en psychanalyse Georg Korintenberg « L’inconscient est le psychique lui-même et son essentielle réalité. Sa nature intime nous est aussi inconnue que la réalité du monde extérieur, et la conscience nous renseigne sur lui d’une manière aussi incomplète que nos organes des sens sur le monde extérieur ». Dans cette phrase de la Traumdeutung la réalité est comme un filet tendu entre deux pôles du réel inconnu, entre lesquels circule l’objet du discours et dans lequel il se fait prendre. Ce travail est un essai sur l’objet de la formation substitutive (symptôme) dont nous pensons qu’elle est créatrice dans la mesure même où sa stabilité est mise en question. Une voix passive de l’amour, l’érotomanie Nicolle Kress-Rosen On trouve chez Freud une conception de la passion amoureuse, qui, en relation avec sa théorie du narcissisme, en fait un état comparable à la psychose. Or lorsque l’on étudie la psychose qui met en jeu l’amour, c’est-à-dire l’érotomanie, on constate que l’énoncé le plus spécifique en est : « Je suis aimé », soit un énoncé passif. Une étude du passif en rapport avec la voix moyenne, dont il découle historiquement, ramène au narcissisme et à la question de savoir si, par rapport à la relation objectale, l’érotomanie ne représente pas, de même que la passion amoureuse, une forme primaire de l’amour. L’a-structure anorexique Jean-Richard Freymann Il s’agit de définir les conditions pour la mise en place d’une clinique psychanalytique de l’anorexie mentale, différenciée des approches médicales et psychiatriques actuelles. L’apport de Jacques Lacan sur l’objet a permet d’interroger l’anorexie mentale en terme « d’a-structure symbolisante » qui souligne le défaut de la symbolisation, primordiale et ce qui se signifie de la tentative de perdre de l’objet. Sont abordées dans ce texte les relations de l’anorexique au transfert, à l’espace et donc au signifiant et à l’objet. Encoprésie, énurésie et anorexie chez l’enfant Christian Hoffmann Ces symptômes interrogent le fonctionnement auto-érotique des pulsions par rapport au primat du phallus ; signification structurale et conséquences pratiques. Formation de l’objet et forclusion Antoine Franzini Pour rendre compte de certains évènements dans les cures analytiques, JD Nasio propose, en écho à la formulation par Lacan des formations de l’inconscient, la notion de formation de l’objet qui est considérée ici dans son rapport à la forclusion. L’hypothèse d’une perception « directe » de la jouissance dans ce cas y est principalement discutée. Qui perçoit et quel objet est perçu sont les deux questions sur lesquelles appuyer la réflexion concernant les enjeux de cette notion dans la pratique. Deux directions sont ainsi proposées. D’une part, la réalité forclusive fait partie de la cure, elle se constitue l’analyse. D’autre part, il semble déterminant de penser le caractère local et diversifié du transfert, en particulier avec la rencontre de ces zones d’effroi. Désir et mot d’esprit Moustapha Safouan Le propre du désir inconscient est d’être inarticulable, comme le mot d’esprit. Il en découle : a) que le désir n’a rien d’une demande, b) qu’on ne saurait se contenter de décrire son objet comme faisant partie du registre de l’imaginaire, puisque ce qu’on imagine on peut tout aussi bien le dire. Va-t-on conclure qu’il est sans objet ? Ce serait nier la psychanalyse, laquelle n’est rien si elle n’est pas la découverte de l’objet. Or la psychanalyse décrit le rapport à cet objet en termes d’identification. Quand l’objet mène le bal Jean Charmoille L’expérience clinique conduit à ne pas réduire l’objet à un élément où serait joint le monde réel et la libido du sujet. A la suite de Lacan, rendre compte de l’approche de l’objet c’est rendre compte des mouvements de l’objet par rapport à l’Autre (le symbolique). Dans cette perspective où l’objet correspond à l’objet de Lacan, l’auteur examine deux séquences cliniques : il apparaît que, en réponse à la demande, l’objet peut avoir un rapport dans l’économie de la jouissance (fonction de plus-de-jouir) mais qu’il peut aussi rendre compte de l’angoisse et de la solution phobique, en référence au manque dans l’Autre c’est-à-dire au désir de l’Autre. Comment faire avec ça du côté de l’analyste ? C’est l’enjeu de la cure… où la castration symbolique trouve son efficience au lieu de l’Autre, comme le définit « le petit Hans » (fantasme des deux girafes). Freud et Ferebczi : même objet, pratiques contraires Diane Chauvelot Freud et ferenczi, deux vrais Sprachgenossen attelés à la même tâche : solidement fonder la psychanalyse. Mais à partir de Thalassa édité en 1924, Ferenczi veut aller plus loin, plus vite et plus sûrement dans la voie désignée par Freud. Douloureusement, il s’éloigne de lui jusqu’à s’opposer véritablement à la pratique freudienne qu’il avait jusqu’alors, avec tout son talent, répandue, défendue et illustrée. La séparation qui s’en est suivie a été déchirante pour Ferenczi, douloureuse pour Freud, encore qu’il nous faille noter qu’il se soit contenté de lui adresser reproches et sarcasmes sans le rejeter avec violence, ce dont il ne s’est pas privé avec d’autres dont le déviationnisme ne lui apportait pourtant pas une aussi cruelle déception. Le nouveau mos geometricus George-Henri Melenotte La prise du langage sur le réel fait trou : telle est la lecture que Lacan fait de l’Esquisse d’une psychologie scientifique en1959. Celle-ci avance l’échec de l’action spécifique par l’inadéquation radicale entre l’hallucination de désir de l’objet et l’image perçue dans la réalité d’un objet similaire. Cette inadéquation tient au signifiant qui exclut toute possibilité à l’identité de perception. Cette thèse de Lacan promeut la dimension éthique d’une telle prise du langage sur le Réel en tant qu’elle précise que là où il fait trou doit advenir le sujet comme désir. Un abord topologique de a Michel Royer — a : c’est à l’attraper juste que l’analyste peut répondre à ce qui est sa fonction. Nous en tentons ici un abord topologique, en faisant fonctionner les surfaces et les nœuds utilisés par Lacan. Ceci nous conduit à proposer un nouveau modèle topologique du fantasme fondamental intégrant les trois consistances R, S et I et comportant deux manières différentes d’attraper a : par coupure et par coincement. Du Golem initiatique au robot domestique Daniel Lemler Ce texte propose la lecture d’un récit légendaire, celui du Golem de Prague, issu de la rencontre entre un mythe très ancien et un moment historique, celui de la double révolution dont le XVIe siècle a été le témoin. Ce texte peut se lire comme la métaphore du passage de la Weltanschauung religieuse à la Weltanschauung scientifique. L’une des conséquences de ce passage est le remplacement de Dieu comme absence par la Science comme Savoir. Faute d’un temps pour comprendre, ce qui apparaît comme absence aurait été forclos et ferait retour de nos jours sous la forme de la Shoah et d’Hiroshima : sous la forme de Golems Destructeurs.

PArtager
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