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Etiquette

L’inconscient a-t-il un fondement éthique ?

7.50€

Apertura 3
Collection « Revue Apertura », 2003

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4e de couverture

Apertura 3
Collection « Revue Apertura », 2003, prix: 15.5 €
Le sujet face au totalitarisme Jean-Richard Freymann Peut-on définir le totalitarisme à partir de l’amour ou de la passion de l’objet ? Peut être dit totalitaire ce qui porte la trace du déni de la castration et ce qui ne cesse de ne pas opérer pour la constitution du sujet. On a proposé la notion générale de « retour de », englobant les différentes formes de nouage entre le Réel, le Symbolique et l’Imaginaire, suivant qu’on se penche du côté du fantasme ou du délire. A partir de la « crise du sens », nous pouvons mesurer le gouffre laissé béant, — au sens de la forclusion — de ce qui a constitué « les Années brunes » dans la théorie analytique même. En ce qui concerne le « leader », nous mesurons le poids de la dynamique de groupe par rapport aux mouvements de l’angoisse et de la culpabilité. En précisant la clinique du sacrifice, nous pouvons situer l’objet a par rapport au corps de la science et des effets d’un e identification au reste, dès lors que l’Autre est sans faille. Et le psychanalyste ? Lucien Israël Le texte dénonce certains tabous auxquels le psychanalyste n’ose pas toucher et qui sont pourtant les conditions mêmes de sa pratique. Les plus évidents sont les tabous économiques, politiques, affectifs et religieux. Il va de soi que l’insertion sociale de l’analyse influence son aptitude à chiffrer ses honoraires. Sa position politique y contribue. C’est ainsi que certains pseudo-analystes affirment que leur pratique est une analyse de droite (c’est ce que revendique tout un mouvement qui se situe en dehors de l’analyse freudienne). Les convictions religieuses des analystes sont tout aussi tabous. A partir de là se pose la question de la mort du père ou du père-analyste. Renoncer à un sens après la mort, donc à un sens tout court est la véritable castration. L’inconscient n’a pas de fondement éthique, c’est l’éthique qui a un fondement inconscient. Le savoir inscrit de lalangue George-Henri Melenotte L’inconscient est un savoir de lalangue qui fait bord d’un trou où s’épuisent toutes les significations dans le désir. La bordure qu’il fait dans son entier ne suppose aucun message mais la lettre qui ne délivre aucun sens : le littoral qu’est la lettre est rature de ce qui du sujet s’est réalisé comme manque. Reste la jouissance littérale qui fait du symptôme palimpseste et dont la levée peut venir buter sur le sinthome. Reste le singulier que l’inconscient enseigne dans la mesure où il prend en défaut celui qui pense que ce sera comme à chaque fois. Le testament de Lacan Philippe Julien L’inconscient n’est ni l’objet de connaissance, ni ignorance, mais une instance de savoir de la langue qui par l’équivoque signifiante, introduit une faille dans l’ordre symbolique. Voilà ce que Lacan a lu dans Freud. Mais au cours des dernières années de son enseignement, Lacan répond à Freud, en montrant qu’une analyse donnant la préférence à l’inconscient, c’est-à-dire au symbolique, est sans doute thérapeutique, mais non didactique. L’Autre à nos côtés est-il un à-côté Peter Posch A partir de la question du narcissisme, le texte interroge les œuvres de Freud, Lacan et Levinas sur les conditions permettant, dans la vie de chacun, une ouverture vers autrui. Il souligne la position problématique du « Nebenmensch » chez Freud, « du petit autre » chez Lacan et l’orientation de Levinas vers un au-delà du narcissisme. Dans chacune des œuvres cependant, la condition d’une ouverture vers autrui est une rencontre. Une rencontre sans retour possible qui est ce dont il s’agit dans le travail analytique. Pourquoi Freud a-t-il tué Moïse ? Daniel Lemler La mise en évidence de références apparemment omises par Freud dans les Trois essais réunis sous le titre « L’homme Moïse et la religion monothéiste amène l’auteur à proposer une hypothèse quand à la place de ce texte dans l’élaboration freudienne, mais aussi dans le mouvement psychanalytique ; entre autre dans la théorie de l’identification au Moi fort de l’analyste en cours à l’IPA. C’est aussi l’occasion de souligner la valeur des outils lacaniens, tel le ternaire RSI, pour « ouvrir » la lecture du texte freudien. Les avatars de la transmission André Michels Le travail de deuil, qui permet d’évacuer le trop-plein de sens, est la condition de l’interprétation. Le symptôme, en tant que répétition du « trait » peut être l’indicateur d’un deuil impossible qui s’oppose à la déperdition de jouissance (de la satisfaction pulsionnelle). Il y a une nécessité de pousser l’interprétation jusqu’à la rupture de la lettre, pour que le fantasme (le mythe) ne puisse pas se refermer sur la représentation de la jouissance du père. Le lien (Bindung) au père subit alors la coupure du « trait » vidé de sens. Marquer le zéro de la génération en tant que castration du père devient l’exigence éthique par excellence. L’Acte du psychanalyste à propos de l’analyse de contrôle Christian Hoffmann Quelles sont les relations entre l’analyse didactique et l’analyse de contrôle, chez Freud, ses élèves et chez Lacan ? Un travail sur l’acte du psychanalyste et ses effets dans la cure. Le message sous une forme inversée dans un conte africain Charles-Henry Pradelles de Latour « Le crâne qui parle » est le titre d’un conte largement diffusé sous différentes versions en Afrique et dans le monde afro-américain. Ce récit centré sur un jeu de mots qui joue la réversibilité de la parole entraîne dans son retournement, non seulement le héros du conte, mais aussi le narrateur et les auditeurs du récit. Ce mot d’esprit dévoile de la sorte la structure d’un sujet labile et évanescent, qui n’est pas étrangère à celle que Lacan a élaborée. Sur ce point précis, le conte populaire fonctionne comme une interprétation psychanalytique. Antigone face à la morale Michel Costantopoulos Dans Antigone de Sophocle,le débat se polarise autour de la notion de loi. Celle-ci fait problème, car derrière la pensée juridique grecque, alors en pleine élaboration, se profile son origine rituelle et religieuse. D’entrée de jeu, Antigone a dépassé le moment du choix. Sa position se trouve confrontée à plusieurs discours possibles qui tentent chacun de fonder une morale raisonnable. L’action d’Antigone obéit à d’ « autres lois », et c’est bien cet ancrage, inconscient, qui lui confère son statut éthique. Solidaire du désir du sujet, l’acte éthique révèle l’impossibilité d’un discours qui le motive. Karl Popper et l’irréfutabilité de la psychanalyse Renée Bouveresse Cette contribution se propose d’analyser le point de vue, bien connu, de Popper, selon lequel la psychanalyse n’est pas scientifique parce qu’elle n’est pas falsifiable, et de suggérer quelques remarques à ce propos. Elle insiste en particulier sur cette concession faite par Popper dans « Postscript to the Logic of Scientific Discovery », où il reconnaît que certaines assertions psychanalytiques sont réfutables, mais pas les fondements mêmes de la théorie psychanalytique. L’inconscient a-t-il un fondement éthique ? Monique Charles L’obstacle épistémologique qui paraissait opposer la philosophie de l’éthique et l’éthique spécifique à la psychanalyse comme deux puissances étrangères, s’abattait pour nous au nom d’une philosophie commune d’un avènement du sujet. Et faisant surgir cette hypothèse-paradoxe, que nous allons tenter d’exposer et de défendre ; de n’avoir pas de fondement éthique, c’est-à-dire d’être hors du champ éthique, voire d’être tentation d’esquive et de dérobade face à la question éthique, c’est précisément ce qui met l’inconscient au fondement de l’éthique et rend possible non seulement une éthique du sujet, mais encore l’avènement d’un sujet comme éthique.

PArtager
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