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L’amour du transfert

9.00€

Apertura 10
Collection « Revue Apertura », 2004

Catégorie :

4e de couverture

Apertura 10
Collection « Revue Apertura », 2004, prix: 15.5 €
La « résistance de transfert », ou ce qu’il en coûte d’abandonner l’hypnose Marjolaine Hartzfeld « Les » transferts : voilà la difficulté imprévue que Freud rencontra lorsqu’il renonça à l’hypnose pour obtenir une remémoration des évènements causes du symptôme. L’association libre, bien loin de restituer le passé comme passé, provoquait ce phénomène déroutant des transferts par quoi le patient impliquait l’analyste dans une « répétition » agie de ses conflits inconscients. Le terme « résistance de transfert » nomma cette difficulté : résistance au « travail de pensée » (Denkarbeit) qui fait selon Freud le ressort de l’analyse. Cette caractérisation négative du transfert se modifia quand Freud pût saisir ce phénomène comme fiction féconde où se joue réellement le combat de la subjectivation. Entre remémoration et fiction, se trouve posée la question de ce à quoi se réfère l’analyste dans cette « production de la vérité » en quoi consiste l’analyse. Contre-transferts Nicolle Kress-Rosen La réflexion sur le contre-transfert a été abandonnée depuis que Lacan en a& fait la critiaque en réaction à l’ego-psychology des années 50. Cette question mérite cependant qu’on lui prête quelque attention, parce qu’elle se pose dans des cas bien précis de la pratique analytique, ceux en particulier qui risquent de mener l’analyste à l’acte. Or l’acte est toujours problématique en analyse, surtout de la part de l’an lyste, et il n’ezt pas possible de le dire « analytique » sans poser la question de la jouissance qui peut s’y attacher. Si Fliess avait été une femme… ou : l’incidence de la différence des sexes dans le transfert Sylvie Sesé-Léger A la lumière d’une pratique actuelle de la psychanalyse, et d’une relecture des textes cliniques de Freud en contrepoint de ses écrits théoriques sur le transfert, nous mettons en évidence le rôle dynamique joué par la différence des sexes dans le transfert. L’élucidation du rapport à l’Autre sexe (y compris au même comme Autre) passe par le démontage du complexe d’œdipe. La difficulté réside dans le fait que l’analyste, tout comme l’analysant, n’appartient qu’à un sexe. Nous envisageons donc quelques conséquences du problème. Du Sujet-Supposé-Savoir au sujet désirant Christian Schneider Quelques formulations, fortement inspirées de Freud et de l’enseignement de Lacan, introduisent le problème que pose à l’analyse le transfert, cette mise en acte qui vient à la place de l’impossibilité de dire, mais aussi à la place des symptômes. Puis un extrait d’une cure illustre une séquence partant d’une intervention mal venue, à travers la réaction dans le transfert, jusqu’à ce qu’une intervention jouant sur les mots permette son expression verbale, devenant ainsi une interprétation qui relance le travail de l’analyse. Le désir de l’analyste dans le transfert Daniel Michel Le désir de l’analyste est un concept forgé par Lacan pour rendre compte de la fonction opérante de l’analyste dans le développement du transfert. C’est de la capacité à soutenir cette fonction, cette position désirante, que dépendront les destinées d’une cure : sa voix écourtée, court-circuitée dans la demande, boucle de l’amour, ou au contraire sa voie longue, résultant de l’écart que vient marquer la position de désir de l’analyste au sortir de la première boucle. Les commentaires de ces parcours prennent appui sur le schéma du huit renversé et le séminaire XI de Lacan. Ils permettent de préciser dans leur articulation logique et clinique les moments pivots ou de franchissement dans une cure, les rapports du désir inconscient et du désir de l’analyste, et la structure de ce dernier. La pratique du transfert et l’éthique de l’analyste Jean Szpirko L’auteur propose une série de réflexions sur le transfert et sa pratique actuelle. Si, dans la psychanalyse, théorie et pratique sont indissociables, il y a lieu de questionner l’une par l’autre et non de jeter le voile comme si certaines interrogations devaient être tues. Comment s’instaure le transfert, à quelles conditions peut-il constituer « une mise en acte de l’inconscient » : ce qui suppose que certaines conditions font obstacle. Autrement dit, la psychanalyse ne s’étaye pas sur une juxtaposition de termes empruntés 0 Freud et Lacan, puisque ces termes peuvent avoir perdu leur valeur de signifiants pour ne représenter que des signes comme en manipulent les sectes, les armées, les religions au nom des effets ravageurs de l’amour qui ne doivent surtout pas être élucidés. Il n’est pas d’analyse, en particulier d’analyse didactique, qui ne questionne ces termes. Ainsi qu’en est-il de l’éthique de l’analyse ou du psychanalyste et à défaut de constituer de l’Autre pour l’autre dans la cure, il ne vise qu’à constituer de l’Autre et de l’autre pour lui ? Il reste au lecteur de prendre parti. Le mysticisme, une écriture de la passion Marie Pesenti-Irrmann Objet de la passion, le passionné ne peut en être le sujet, mais tente, par le biais de l’écriture, d’en être l’auteur. L’hypothèse ici proposée serait que l’écriture permettrait, dans cette adresse à un lecteur, d’introduire le passionné à la dimension de l’amour qui lui faisait défaut. Les écrits de mystiques telles que Thérèse d’Avila et Marguerite Alacoque sont ici convoqués pour éclairer ce lien de la passion à l’écriture et la figure d’un « père en souffrance » qu’ils recèlent. Le transfert négatif comme index de jouissance (des butées pathiques à une butée logique.) Marie-Claude Thomas Qu’est-ce que le transfert négatif ? Un bref essai tentera une réponse, réponse orientée par les différents modes de traitement mis en œuvre par les psychanalystes de ce que Lacan a d’abord repéré comme étant le « nœud inaugural du drame analytique » puis — c’est la thèse — dans « le champ de la jouissance ». Donner sa chance à l’énigme ? Jean Charmoille Qu’est-ce que la présence de l’analyste dans le transfert ? L’auteur essaie de répondre à cette question, redoutable parce qu’elle ne va pas de soi, à partir de sa manifestation dans une analyse. Il en vient à proposer l’accompagnement en direction du « troumatisme » comme une manifestation de cette présence jusqu’à ce qu’elle permette l’apparition de la constitution de l’objet comme objet perdu, ce qui ne saurait advenir sans recours à l’énigme. Une psychanalyse à l’envers Catherine Kolko-Lévy La clinique des psychoses pose avec acuité les limites de la validité de la cure analytique et du concept même de transfert. Le réel mis en jeu dans le délire, se « montre » dans une langue qui est encore à constituer. Quelle place l’analyste peut-il alors soutenir ? A travers la lecture d’un texte littéraire, « La Gradiva » de Jensen, l’auteur précise la nature de cette langue indéchiffrable. Les modalités du transfert sont interrogées dans une séquence clinique, qui met en évidence la position de témoin (d’une question qui ne s’écrit pas encore), dans laquelle l’analyste s’engage. Ce positionnement particulier permet de constituer les bords nécessaires à la mise en place d’une représentation qui puisse ouvrir la voie d’une adresse à l’autre. La psychose serait-elle une maladie auto-immune ? Serge Leclaire A travers la métaphore des réactions immunitaires, l’auteur présente sous la forme d’un mythe de l’origine, la rencontre du parlêtre avec les mots qui viennent à lui avant qu’il puisse les faire siens. Pour celui qu’on appelle psychotique ils ont été irrecevables avant de pouvoir être soit repris soit oubliés. Pour lui, le psychanalyste doit se référer à ce qui a été son propre désarroi le plus profond pour tenter de renouer un lien de mots et tramer un tissu de paroles.

PArtager
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