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Enjeux psychanalytiques des psychoses

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Apertura 7
Collection « Revue Apertura », 2004

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4e de couverture

Apertura 7
Collection « Revue Apertura », 2004, prix: 15.5 €
Du sexuel freudien au sinthome ; Approche clinique Jean-Pierre Adjedj Un siècle de questions formulées par la psychanalyse éclaire-t-il le champ des psychoses ? La clinique freudienne dont les concepts, Œdipe et amour de transfert, se réfèrent à la névrose, fait butée pour les psychoses. Avec Schreber la Verwerfung, ou forclusion, permet une approche audacieuse de la structure. Lacan nouera sa rencontre avec Freud autour des effets de forclusion de la métaphore dite paternelle. L’approche d’une structure à trois dimensions, Réel, Symbolique et Imaginaire, marque un pas décisif dans son élaboration. La fonction corrective est assurée par un quart terme qu’illustre l’écriture chez Joyce. Au-delà de ces concepts une question se pose : en quoi le psychotique intéresse l’analyste ? Peut-on parler de psychose à propos de l’hystérie ? Charles Melman Séparer les manifestations « diaboliques» de l’hystérie du groupe des psychoses éclaire d’une façon décisive sur l’organisation et les modes d’expression de la subjectivité. Comment une position hystérique peut-elle être le mode de stabilisation d’une psychose ? Comment parler de psychose alors que la refente du sujet est constitutive de la normalité psychique et que le discours hystérique — avec l’autorisation que cherche le sujet du côté sans limite — est un puissant et ordinaire organisateur du lien social ? Question de temps — problème de la temporalité et « guérison » dans la psychose Gérard Pommier L’auteur s’interroge sur un fait d’observation : des nombreux psychotiques qui viennent voir un analyste en retirent le plus souvent un bénéfice important. Quel est le processus transférentiel qui permet d’expliquer ce fait ? Il y a lieu pour cela d’en revenir à la notion de refoulement et à sa mise en acte dans le transfert. D’une part, cette mise en acte permet de gagner du temps (elle recule l’échéance délirante). D’autre part, au-delà de cet effet psychothérapique, elle institue le temps subjectif. Elle gagne le temps. Le regard dans la psychose Alain Didier-Weill A partir d’une lecture de la Verneinung, l’auteur émet l’hypothèse d’un rejet qui ne serait pas irréversible et dont le signifiant Verblüffung permet de rendre compte. Ce point serait l’ancrage d’une fonction surmoïque qui, au travers du regard, devient l’œil de la conscience et que la parole peut parfois couper. L’hypocondrie André Michels L’hypocondrie est considérée au sens général comme constitutive du mode de relation du psychotique à son corps. Les remaniements typiques de son image inconsciente, entendus comme réponse à la menace de castration, sont examinés dans leur rapport à la lettre. La problématique de son inscription nous donne quelques éclaircissements sur la théorie du narcissisme et nous offre l’occasion de formuler quelques hypothèses sur l’identification proprement psychotique. Le délire mystique d’Elise Sauveur Jean-Marie Jadin Il s’agit d’une description détaillée de l’évolution clinique d’un délire mystique chronique, entrecoupée de développements théoriques concernant en particulier la distorsion de la métaphore paternelle et les jeux signifiants qui orientent la dérive métonymique du délire. De la voix au rêve, du rêve au sinthome ? Dominique Boukhabza La proiduction abondante de rêves au cours de la cure d’un patient psychotique a amené une interrogation sur la fonction du rêve dans ce travail, en particulier dans son rapport aux hallucinations, sous la forme d’un « transfert » des voix au rêve. La question de l’interprétation des rêves dans le contexte spécifique de la psychose y est posée et une hypothèse est avancée, concernant la possibilité, au travers d’eux, d’une articulation de signifiants autour de ce qui constitue là, le « trou » du symbolique. Un fragment de papyrus Marisa Fiumano L’auteur, analyste alors débutante dans sa pratique, retrace son parcours avec Diotyme ; une psychose sans délire et une féminité faite de l’imitation, bien extérieure, des manières des autres. Diotyme s’occupe des langues mortes. Comme « Aimée », elle est amoureuse des mots. L’amour pour le signifiant pur, à la limite de la sonorisation, la pousse à s’occuper de bribes de hiéroglyphes tracés sur des papyrus… Le déclenchement d’une psychose à l’adolescence Christian Hoffmann « Quand on ne perd pas la raison en de certaines circonstances, c’est qu’on n’avait pas de raison à perdre ». Cette citation de Lessing extraite de sa tragédie « Emilia Galotti » sert à Freud d’ouverture à son étude de la paranoïa en 1895, dans le « Manuscrit H », lettres à W. Fliess. Autrement dit, les gens deviennent paranoïaques parce qu’ils ne peuvent tolérer certaines choses… à condition que leur psychisme y soit particulièrement prédisposé. Freud ne cèdera pas sur l’idée de l’existence d’une entrée dans la maladie. Dans sa critique en 1914 des théories de Jung et de Bleuler, il réaffirmera son intérêt pour l’étude du « mécanisme psychique de l’entrée en maladie » (selon l’expression qu’il emploie dans sa « Contribution à l’histoire de mouvement psychanalytique »). Karl Abraham : L’identification à la psychanalyse René Ebtinger S’il nous fallait condenser en un contraignant « résumé », Karl Abraham, sa vie, son œuvre, nous écririons : né en 1877, il fut , de 1907 à 1925, parmi les disciples « in partibus », le plus ardent défenseur de la « cause » (r Sache) psychanalytique. Il forma de nombreux élèves, dont Mélanie Klein. Dans son œuvre, trois objectifs dominent : — élaborer une théorie de la psychose maniaco-dépressive — parfaire la caractérologie psychanalytique — édifier une « histoire du développement de la libido ». Jung et la psychose Thierry Vincent L’auteur étudie les œuvres de C.G. Jung concernant la clinique des psychoses et notamment celle de la démence précoce. Il montre comment celle-ci a tenté de mélanger un modèle psychopathologique dérivé de Janet et les avancées freudiennes, en particulier celles concernant les formations de l’inconscient. Jung, tout au long de sa vie, est resté fidèle à une conception de la psychose très différ’ente de celle de Freud et dont le point d’achoppement est la théorie de la libido, sur laquelle s’est focalisée la rupture entre lezs deux hommes. Aimée et ses sœurs. Formes érotomaniaques de l’amour au féminin Liliane Fainsilber Alfred Sauvy gardait dans le grenier de sa maison de campagne les lettres d’une érotomane précieusement conservées dans deux coffrets noirs. Transmises de mains en mains, j’ai eu la chance de les recevoir en héritage. Elles constituent un émouvant témoignage d’une très longue histoire d’amour, d’un amour par correspondance. Tout comme jacques Lacan avait donné à son héroïne le nom d’Aimée et François Perrier celui de Félicité, j’ai choisi de l’appeler Dolorès. Ce sera son nom de psychose, comme on dit son nom de guerre ou son nom de théâtre. A l’intersection de la passion et de l’angoisse : l’attente Jacques Hassoun Notre hypothèse de départ serait celle-ci : au centre de l’angoisse (qui est l’une des propriétés de la passion) nous placerons l’attente, mais aussi la tentative de susciter de l’objet cessible à l’endroit « d’un manque de manque » (Lacan) A partir de cette hypothèse nous distinguerons la passion de l’érotomane : dans le premier cas il est de l’autre hasardeux, anonyme, interloqué par cette élection mais qui garde néanmoins sa subjectivité, dans le second cas l’autre re-nommé est assujetti à l’érotomaniaque. Aussi la passion se distingue de la psychose par le fait que ce qui y est en jeu ne relève pas de la forclusion des Noms-du Père mais bien plus d’un ratage dans la première forme d’identification. Ce ratage révèle que dans une passion l’objet passionnant se trouve comme inclus dans une attent insue plus qu’ancienne. Cette inclusion qui vient en lieu et place d’une part de l’incorporation du père comme première forme d’identification subit une diffraction qui laisse place au rien, à un rien d’appel et d’attente. Celui-ci ouvrant l’espace d’une jouissance Autre au point même où cette identification défaille est inséparable de la fonction paternelle. Les psychoses et le désir de l’analyste Jeanne bernard A interroger ce qui dans la formation d’un analyste, revient à la psychose, on saisit que la tâche analysante mène le sujet vers un « temps forclusif ». « Temps forclusif » qu’il aurait à reconnaître après coup comme un point d’appel, cause du désir d’analyste qui l’habite. Ce qui impliquerait que la forclusion ne soit pas (pas toujours, pas forcément) lettre morte et puisse constituer un défi d’être. L’acte analytique relèverait ce défi. Aux confins de la cure, s’il arrive que la disposition fantasmatique soit dévoilée, s’ouvre au sujet une autre perspective où les montages normatifs de la névrose s’avèrent n’être qu’une des façons de supporter la condition de parlêtre. S’autoriser la folie Daniel Lemler La formation psychiatrique de Lacan n’a pas été sans influence sur son élaboration théorique. Ainsi, lui, Lacan, « psychotique de rigueur », se différencie-t-il de Freud, le névrosé. Si Freud développe une théorie globalement marquée par la névrose, nous restons toujours sur le « terrain familier du Vaterkomplex », avec Lacan, le fil rouge du procès de la théorie semble bien être la psychose. C’est ainsi qu’il va pouvoir subvertir la butée freudienne de la fin de l’analyse sur le roc de la castration. Le devenir de la mélancolie Jean-Richard Freymann La mélancolie traverse l’histoire de la clinique depuis Hippocrate, comment se fait-il que la clinique psychanalytique soit là si silencieuse ? Nous avons proposé une lecture du moment mélancolique dans la cure dans ses rapports avec le travail de deuil amoureux, en regard de l’objet spéculaire, de l’objet a et de l’idéal du Moi. Nous avons pu alors soutenir l’hypothèse que le temps mélancolique est celui qui procède d’une suture entre l’objet du fantasme et l’image du Moi. Où l’on peut pourtant attendre du transfert symbolique, du glissement signifiant, que « l’ombre de l’objet » puisse choir. Mais encore fau-il que du côté de l’analyste ce ne soit pas l’injonction surmoïque qui soit au rendez-vous, ou une confusion entre un moment mélancolique et la « chute de l’objet a. C’est là où « Melancolia I de Dürer nous livre bien des secrets. Folie et création Marc Morali En suivant l’hypothèse déjà présente chez Aristote d’une affinité entre folie et création, peut se mesurer ce qui dans le champ psychanalytique fait enjeu : le détour par la question de la psychose est incontournable lorsque la clinique se recentrant autour de la question du sinthome, sont abordées des notions comme l’interprétation définie par la poïésis du sujet, voire la question du désir de l’analyste.

PArtager
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